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Introduction

Le déclin de la chirurgie esthétique face au boom de la médecine plastique est une tendance affirmée depuis plusieurs années. Cette régression vertigineuse trouve son fondement dans la réalisation, par des chirurgiens esthétiques dits « compétents » de
« lipomutilations », de « mammodestructions » ou de « momifting » surréalistes, sans oublier la chirurgie du sexe, véritable jackpot pour ces derniers mais désastre médical pour les patients bernés. Leur médiatisation a participé à la disqualification de ces techniques et révélé au grand jour l’inaptitude de certains à pratiquer de tels actes.

La médecine plastique, véritable onde de chic et de choc auprès d’un nombre croissant de patients, constitue la hantise d’un petit noyau de chirurgiens. En effet, la qualité des résultats obtenus en médecine plastique est incontestable. La fiabilité des techniques de médecine plastique supplée les pratiques chirurgicales, pour enfin apporter le confort et le résultat souhaités par le patient.

Le débat entre chirurgiens esthétiques et praticiens de la médecine plastique est récurrent…Pour éviter toutes dérives, toutes mauvaises interprétations, et mieux cerner les contours de chacune de ces professions, il s’agit d’éclaircir certains points encore flous. Au clan des chirurgiens rebelles qui dénigre la médecine plastique, je leur dirais de ne pas être mauvais joueurs et de bien comprendre que la médecine plastique est une discipline à part entière qui n’enlève rien à la chirurgie esthétique mais qui, bien au contraire, soulage les angoisses esthétiques de certains patients, pour lesquelles les techniques chirurgicales n’auraient rien pu faire…

Trois points principaux sont à développer :

La spécificité de la médecine plastique

La médecine plastique est spécifique en ce qu’elle permet, par le biais de techniques efficaces et sécurisées réalisées sans risque majeur, des résultats mesurables dès le départ. En cas d’insatisfaction du patient, tous les effets sont réversibles !

Les praticiens de cette discipline signent leur compétence par leur dextérité et leur expérience. La magie du doigté des médecins opère sans complications.

Le syndicat de médecine plastique se tient prêt à démontrer à ses virulents détracteurs, le bienfait de ses techniques. Halte aux traumatismes post-opératoires des victimes de chirurgiens esthétiques ! Ces mêmes chirurgiens agissent en fin stratèges en camouflant leur incompétence par l’invocation d’un simple aléa thérapeutique sans qu’aucune faute professionnelle ne soit retenue contre eux!! La médecine plastique répond enfin aux SOS de patients en détresse.

Les témoins enjoués par ces techniques médicales sont de plus en plus nombreux parmi eux des journalistes qui ont souhaité pousser leur travail d’enquête jusqu’à tester ces pratiques.

Les praticiens de la médecine plastique ne comptent plus les critiques subies à chaque nouvelle technique mise au point. Je fais ici référence aux injections de botox, à la lipo-autogreffe (ou réinjection de graisse), aux différents remaillages (goretex, crantés, or) et à l’épilation laser toutes malmenées il y a encore quelques années et qui accueillent aujourd’hui un véritable succès ! Deux nouvelles techniques voient le jour depuis peu, il s’agit du Crantor (lifting médical) et de la morpholiposculpture (l'alternative à la liposuccion). Leur avenir n’est cependant pas tracé mais les témoignages sont optimistes.

Notre objectif : répondre non plus seulement à une obligation de moyen mais à une obligation de résultat ! L’absence actuelle de statut de la médecine plastique (au même titre que de la médecine esthétique) n’est pas une fin en soi, ce n’est qu’une question de temps !

L’utilisation de la communication en esthétique

Il n’est plus un secret d’affirmer que la chirurgie esthétique est une véritable terre d’accueil pour tous les accros du business. Mais qu’en est-il donc de la finalité médicale de base de la chirurgie ? Entre les tarifs fixés après l’intervention, ceux qui varient d’un chirurgien à un autre ou encore d’un patient à un autre pour un même praticien (un comble !), et sans compter le non remboursement de ces frais par la sécurité sociale, la chirurgie esthétique serait-elle devenue une entreprise purement commerciale ?

La publicité pourtant prohibée en matière médicale bat son plein dans le domaine de la chirurgie esthétique : on se souvient des propos élogieux concernant certaines techniques dont l’efficacité n’avait pas été suffisamment prouvée à l’époque!!Je pense ici aux prothèses de fesses, lift sous endoscopie, fils Aptos( ou à couper le beurre), à l’allongement de la taille du sexe, autant dire que la liste est longue…Les conséquences engendrées par ce déferlement de publicité ne sont pas belles à voir :mutilations en tout genre, complications innommables…Un seul et désolant résultat : le discrédit de ces techniques.

L’Ordre des médecins a toujours son mot à dire devant cette médiatisation à l’excès de la chirurgie esthétique, il se fait pourtant discret à bien des égards…

Une solution est envisageable à ce stade : la création d’un Ordre médical esthétique qui serait sous la tutelle de l’Ordre actuel et duquel dépendrait la chirurgie esthétique et la médecine plastique. Ce nouvel ordre aurait pour mission de mieux appréhender le milieu de la communication esthétique afin de rendre accessibles au grand public les nouvelles techniques clairement expliquées.

Le droit à l’information est essentiel dans notre société. Il comprend le droit d’informer et a fortiori celui d’être informé. Afin de lutter efficacement contre les dérives publicitaires de certains groupes de cosmétiques(publicités mensongères), il faut donner aux médecins l’occasion de défendre leurs avancées et d’informer convenablement les patients potentiels.

Les autorités de vérification de la publicité (le BVP par exemple) n’exercent pas leur contrôle au point de contrecarrer les affirmations mensongères.

Les effets dévastateurs du corporatisme de certains chirurgiens

Les plaintes de patients ayant subi mutilations ou escroquerie suite à une intervention de chirurgie esthétique arrivent nombreuses au siège du syndicat de médecine plastique. De telles plaintes devraient être exceptionnelles ! Certains chirurgiens tombent le masque une fois l’opération effectuée : des businessmen peu scrupuleux aux mains peu expertes… Ces mêmes praticiens ont souvent tendance à faire passer de fausses radiologies et informations comme le résultat d’actes de médecine plastique !

> Cliquez ici pour lire les résultats sur la preuve histologique et radiologique de l'or

A tous ceux qui doutent encore de la compétence des praticiens de médecine plastique et qui ne croient que ce qu’ils voient, je leur conseillerais une petite visite au sein des cabinets de médecins plasticiens membres du SNMP et d’ouvrir grand leurs yeux et leurs oreilles, pour se faire leur propre opinion. Un proverbe africain me revient : « il y a pire qu’être aveugle, c’est fermer les yeux pour ne pas voir ».

Toutes ces démarches n’ont qu’un seul but : éviter toute confusion malsaine auprès du public. Une bonne information fait fuir les praticiens mal intentionnés et met en confiance les futurs patients.

La chirurgie esthétique stagne depuis environ dix ans, tandis que la médecine plastique engendre des progrès techniques considérables. Pour que la chirurgie esthétique reprenne du galon et ait une meilleure image auprès du public, il ne sert à rien de subtiliser les techniques de médecine plastique à son compte mais plutôt de prendre en considération des progrès réalisés pour une efficacité d’ensemble de la profession.

Conclusion

Plusieurs étapes sont à respecter pour que la médecine plastique soit enfin correctement accueillie par le noyau de chirurgiens détracteurs.

  • Tout d’abord, il est important que l’Ordre des Médecins réagisse au plus vite pour réaliser un code déontologique sur la médecine plastique et qu’un département esthétique affilié à cet Ordre soit créé.

  • Ensuite, il est préférable d’éviter toute reconnaissance à des techniques peu expérimentées pour éviter que le public ne soit trompé par de faux slogans publicitaires.

  • Il faut faire en sorte que la chirurgie esthétique française, l’une des plus performantes au monde, retrouve sa réputation passée et ne soit plus en proie aux nuisances des médias complices de praticiens incompétents.

  • Par ailleurs, des prix fixes doivent être établis pour l’ensemble des actes de la profession et ce dans l’intérêt du patient !

  • Le praticien ne doit avoir qu’une seule ligne directrice à suivre et doit en faire son credo : un résultat sans risque pour un patient satisfait. Autrement dit le praticien doit répondre à une obligation de résultat dans le domaine esthétique.


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